27 octobre 2006
Ecrire
C’est comme une symphonie.
Un air qui commencerait prudemment, puis monterait en crescendo.
D’abord un mot, une phrase… puis d’un enchaînement mélodieux d’idées.
Et sans qu’on s’en rende compte, c’est toute une histoire qui se déverse peu à peu.
Dans ces moments d’intense concentration, le corps ne semble plus fait que pour répondre à ces seuls besoins vitaux : respirer et écrire.
Tout autour de soi n’a plus d’importance.
Une heure semble une minute, une vie semble un instant.
Le monde n’existe plus que dans les limites de sa propre conception.
C’est un abandon total de soi qui conduit à des lieux imperceptibles que l’on n’atteindrait jamais d’aucune autre manière.
C’est un véritable plongeon dans les profondeurs de soi, une apnée qui fait ressurgir alors des choses dont on ne soupçonnait pas même l’existence.
Oui, l’écrivain est un musicien : il compose son requiem inimitable.
Les chats ont, paraît-il, une sensibilité accrue. Ils recherchent naturellement la présence des humains en exercice de composition. Pour quelle raison, si ce n’est parce que nous dégageons dans ces moments des vibrations très fortes ?
En considérant ce qui émerge parfois à la surface de notre feuille de papier, toutes les pensées biscornues, malsaines, destructrices, ou à l’inverse créatives, pures et magnifiques, ne pouvons-nous pas considérer qu’un écrivain est en quelque sorte connecté à une dimension invisible à l’homme ?
Pour pousser le vice encore plus loin, ne pouvons-nous pas imaginer que voyageraient à travers lui des notions et concepts qui surpasseraient de très loin son entendement ? Peut être est-ce ainsi qu’est née la science fiction ? Par le biais d’auteurs visionnaires connectés à l’inconscient collectif de l’humanité ou pouvant percevoir sur le fil continue du temps, quelques bribes d’avenir ?
Commentaires
C'est marrant, mais dans la lettre que j'ai envoyé à Nouwanda, je lui raconté, avec ma logique illogique, que la musique était une sorte de superbanque d'inspiration (enfin, je l'ai fait plus sexe dans ma lettre) et qu'un roman était le fruit d'une relation érotomane entre un musicien et un écrivain.
Pour illustrer ça il suffit de regarder la fin des livres de Werber, où il énumère les cd utilisés durant l'écriture de son livre...
Oui, en y pensant bien un livre, c'est un enfant batard! Jamais un musicien ne viendra reconnaître que c'est grâce à lui (en partie) que cette chose est venue au monde. Faudrait qu'il verse des pensions alimentaires!! Déjà qu'on se coltine leur mouflé!!! Ah les hommes... Enfin Matthew... lui je lui pardonne tout ^^'
Et tes mots à toi me font tellement de bien...
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